ELECTIONS MUNICIPALES 1ER TOUR

Cauterésiennes, Cauterésiens,

Lors du scrutin du 15 Mars, vous avez placé la liste GénérationS Cauterets en seconde position. Vous nous avez attribué la responsabilité de porter au second tour les projets de développement de notre territoire. Nous vous remercions de votre confiance et ferons notre possible pour être à la hauteur de vos attentes.

Mais aujourd’hui, l’heure est grave.
L’épidémie du Corona virus qui menace gravement la santé de tous conduit l’État et les collectivités à prendre des mesures drastiques.

Ces mesures absolument nécessaires ont déjà des conséquences importantes sur Cauterets, ses habitants et son économie. L’équipe municipale en place gère cette situation exceptionnelle en pensant à vous et à notre destination, bien conscients du poids des efforts demandés.

Elle devra en effet venir en aide aux habitants en difficulté, faciliter le redémarrage de l’économie locale, construire un projet viable de développement et être respectueuse des équilibres préexistants afin de ne pas voir s’aggraver davantage la situation de nos concitoyens.

L’équipe municipale qui sera aux responsabilités au lendemain du deuxième tour aura une tâche particulièrement difficile à mener. Nous en sommes pleinement conscients.
L’équipe Générations Cauterets présente des candidats expérimentés, qui ont déjà répondu à des situations de crise et qui seront à même de répondre aux attentes de vous tous et de Cauterets.

Prenez soin de vous et de vos proches.

GÉNÉRATIONS CAUTERETS

Vous pouvez retrouver les résultats ici https://www.ladepeche.fr/elections/resultats/hautes-pyrenees_65/cauterets_65110

Chères Cauterésiennes, chers Cauterésiens

Chacun d’entre nous a choisi de rejoindre la liste « GénérationS Cauterets » principalement pour les trois raisons suivantes :

– Nous avons tous le souhait de nous engager au service de Cauterets, de ses habitantes et de ses habitants.

– Nous sommes convaincus que le bilan de la précédente municipalité et de son maire Michel Aubry est un très bon bilan qui a permis de renforcer le développement économique et touristique de Cauterets mais aussi d’améliorer le bien vivre des Cauterésiens.

– Nous partageons la même vision de ce qui reste à faire pour continuer à améliorer la vie à Cauterets au quotidien, pour continuer à développer le tourisme et notre économie tout en respectant notre magnifique patrimoine naturel.

Nous avons constitué ainsi une liste représentant toutes les générations, réunissant des professions et des compétences variées et riche de l’expérience du travail municipal de beaucoup d’entre nous.

Quand nous avons élaboré notre programme, nos différences ont constitué des richesses et non des divergences car nous constituons une véritable équipe unie et solidaire.

Nous sommes ainsi fiers et heureux de vous présenter notre programme que nous avons voulu équilibré, réaliste et en adéquation avec les réalités et contraintes du moment.

Nous sommes fiers et heureux de nous présenter ensemble lors du scrutin des 15 et 22 mars.

Pour que l’équipe GénérationS Cauterets mène ses projets à bien VOTEZ LISTE ENTIÈRE.

𝑀𝑖𝑐𝘩𝑒𝑙 𝐴𝑢𝑏𝑟𝑦 ; 𝑀𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑒 𝐵𝑒𝑎𝑢𝑔𝑒́ ; 𝑁𝑖𝑐𝑜𝑙𝑎𝑠 𝐵𝑢𝑧𝑒𝑟𝑒𝑡 ; 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝐵𝑒𝑟𝑛𝑎𝑟𝑑 𝐶𝑎𝑝𝑜𝑢 ; 𝐽𝑒𝑓𝑓 𝐶𝘩𝑒𝑣𝑟𝑒𝑎𝑢 ; 𝑇𝘩𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐶𝑜𝑙𝑙𝑒𝑑𝑒𝑏𝑜𝑒𝑢𝑓 ; 𝐺𝑒𝑟𝑚𝑎𝑖𝑛 𝐷𝑎𝑛𝑠𝑎𝑢𝑡 ; 𝐹𝑎𝑛𝑦 𝐹𝑎𝑛𝑙𝑜𝑢-𝐷𝑒𝑠𝑐𝑎𝑣𝑒s ; 𝐴𝑛𝑑𝑟𝑒́ 𝐻𝑜𝑢𝑠𝑠𝑎𝑡 ; 𝐴𝑙𝑏𝑎𝑛𝑒 𝐼𝑏𝑒𝑟𝑡𝑜-𝑀𝑎𝑧𝑧𝑎𝑙𝑖 ; 𝑇𝘩𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐿𝑎𝑟𝑑𝑎𝑡 ; 𝐴𝑙𝑎𝑖𝑛 𝐿𝑎𝑟𝑟𝑜𝑢𝑑𝑒́ ; 𝑋𝑎𝑣𝑖𝑒𝑟 𝑁𝑒𝑢𝑠𝑐𝘩𝑤𝑎𝑛𝑑𝑒𝑟 ; 𝐽𝑒𝑎𝑛 𝐿𝑜𝑢𝑖𝑠 𝑂𝑦𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛 ; 𝑀𝑎𝑟𝑖𝑎𝑛𝑛𝑒 𝑆𝑎𝑟𝑡𝘩𝑜𝑢.

On n’en parle plus

La liaison Cauterets – Luz Ardiden
Lors de la réunion publique du 10 mars 2020, le conseil municipal de Cauterets a approuvé à l’unanimité des 11 membres présents la finalisation du dossier UTN et l’autorisation au maire de le déposer auprès des services d’État pour instruction .. Le projet est donc définitivement adopté. Il appartiendra à la prochaine équipe municipale de démarrer sa construction et sa mise en service.

La maison médicale
Soucieux de la continuité des soins, le conseil municipal a voté la prise en compte par la
commune du coût salarial de la secrétaire du cabinet médical ; la commune a également pris en compte la réparation du second appareil de radiologie, un nécessaire investissement à pérenniser. Suite au vote en 2019 du conseil municipal pour l’acquisition de l’actuel cabinet médical, l’achat a été concrétisé le 24 janvier dernier chez le notaire. Dans le même temps, une convention a été signée le 11 février avec un médecin espagnol qui s’installera à Cauterets cette année, suite à un perfectionnement de son français.

POINT ÉCONOMIE

Cauterets Restauration : point de la saison à la fin des vacances de février.

La saison se déroule bien pour Cauterets Restauration qui affiche une progression de près de 20% de son chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier. La transformation de la gare amont des télécabines du Courbet en salle hors-sac a été d’un apport déterminant sur les résultats du Yéti. Le tableau suivant compare les chiffres d’affaires de Cauterets Restauration en fin de vacances de février depuis 2017.

Notons enfin que, jusqu’en 2023, l’entreprise rembourse annuellement 237 k€ pour des emprunts de 1,869 M€ contractés en 2015 et 2016 afin de réaliser ses travaux d’aménagements. Elle n’avait alors bénéficié d’aucune subvention. De plus, elle réalise un résultat annuel positif de l’ordre de 100 k€.

Espaces Cauterets : point sur la saison en fin des vacances de février. Le début de saison sur le Lys fait état d’une bonne progression de la fréquentation et du chiffre d’affaires.

Espaces Cauterets ne bénéficie plus d’aucune subvention de fonctionnement depuis trois ans. Elle assume seule le remboursement de ses emprunts qui diminueront fortement à partir de 2023. L’annuité est supérieure à 2,5 M€. Le résultat cumulé d’Espaces Cauterets en fin 2019 est de 856 k€, pour un résultat 2019 de 1,158 M€.

CIRQUE DU LYS : Bilan et perspectives

Les aménagements réalisés sur le site du Lys le sont en totalité portés par Espace Cauterets.

I – Depuis 2013 le domaine du Lys a bénéficié d’investissements axés particulièrement sur l’espace débutants et la valorisation du domaine.

  1. Réhabilitation de l’espace débutants existant entre 2013 et 2017

Cet aménagement s’est réalisé en plusieurs phases visant à :

  • Remplacer les remontées mécaniques existantes (téléskis ou tapis anciens) par des tapis à simple ou double bande couverts, permettant d’optimiser le débit, la mise en route notamment les jours de neige et diminuer les charges inhérentes, à l’heure actuelle à eux seuls ces trois tapis représentent 47% des passages des remontées mécaniques.
    • Réaliser des terrassements permettant d’optimiser les espaces dédiés aux débutants et améliorer les accès et retours station
  • Réhabilitation de la gare supérieure du Lys
  • Par la reprise des restaurants de la gare supérieure réalisée par une autre structure : Cauterets restauration (régie municipale émanation de la commune de Cauterets)
    • Par l’aménagement qualitatif des espaces publics
      • Installation d’un système de chauffage performant et plus économique
      • Aménagement des espaces d’accueil (salle de pique-nique 2016 et 2019)
      • Aménagement des terrasses extérieures
      • Par l’agrandissement du domaine : création de la piste crête aval permettant de créer une piste plus longue et de diluer les flux de skieurs pour accéder au télésiège six places des Crêtes et évitant des zones trop fréquentées (pistes étroites et techniques…) et élargissement du front de neige à proximité de la télécabine et des services.

Sécurisation du domaine

Plusieurs opérations ont été menées soit suite aux sinistres de 2013/2015 et 2017 soit pour sécuriser l’offre :

  1. En 2013/2014 : Sécurisation de la télécabine du Lys (reliant le village au domaine du lys) afin d’optimiser son fonctionnement (rajout de 10 cabines) et installation de dispositifs de sécurité visant à surveiller son fonctionnement et à proposer des dispositifs d’alerte voire d’interventions à distance, avec une maintenance accrue.
  2. Rajout de dispositifs de déclenchement d’avalanches (Gazex, Obell’x) afin de sécuriser les zones difficilement atteignables avec les moyens existants et construction d’une tourne (butte de terre) afin de dévier les avalanches.
  3. Neige de culture : confortement du nombre de canons existants et remplacement des matériels (pompage)

Sur cette période le budget consacré à l’évolution de cette offre s’est élevé à 3 508 000 €HT

II – Pour l’avenir

Les axes de travail et d’aménagement pour le domaine du Lys sont liés bien sûr au projet structurant de création d’une liaison par télécabine avec le domaine de l’Ardiden.

Les projets ci-dessous viennent compléter l’offre existante du Lys et seront complémentaires à l’offre déclinée sur le domaine de l’Ardiden.

Trois axes principaux sont à retenir pour le domaine du Lys. Ces projets font partie pour l’instant des projets souhaitables et ne sont pas inscrits dans les projections financières actuellement en cours d’élaboration.

Hiver :

  1. Amélioration des flux et sur le domaine afin de diminuer les temps d’attente et optimiser certains secteurs. Recherche d’attractivité, de skiabilité et limiter la dangerosité de certains secteurs.
  2. Sécurisation de l’offre neige : Les effets du changement climatique sont susceptibles de toucher aussi le domaine du Lys à moyen terme. Les possibilités d’extension du réseau neige sont peu importantes mais existantes. Le projet de « réalimentation en eau » de la réserve existante permettrait ainsi de doubler notre capacité de production. Ce projet qui pourrait être réalisé en 2020 permettrait de sécuriser le bas du domaine

Hiver/ été :

  • Travailler la diversification du domaine hiver / été par une offre ludique

AXE 1 : REMONTEES MECANIQUES

Le domaine du Lys bénéficie de remontées mécaniques très bien entretenues dont la durée de vie et le confort sont régulièrement améliorés par des interventions du service maintenance. 

En revanche le domaine étant peu étendu il mériterait que certaines remontées structurantes bénéficient d’un débit supérieur comme le télésiège du grand Barbat (mise en place d’un tapis d’embarquement) et que le téléski de la source soit remplacé par un petit télésiège apportant plus de confort aux clients et plus de débit sur cette partie du domaine (zone de pistes bleues) et qui arriverait au-dessus du départ du télésiège de la brèche.

Ces deux dernières opérations permettraient de modifier et de remplacer les deux remontées les plus anciennes du domaine et d’offrir aux skieurs dits « intermédiaires » une partie du domaine adaptée à leur pratique.

Autre objectif : atteindre le débit définitif de la remontée principale qu’est la télécabine du Lys en passant de 2200 à 2400 personnes/heure en rajoutant 10 cabines supplémentaires.

AXE 2 : HIVER : SÉCURISATION DE L’OFFRE NEIGE

Afin de prendre en compte les effets du changement climatique susceptibles de toucher aussi le domaine du Lys à moyen terme, plusieurs actions de sécurisation de la neige pourraient être envisagées.

Les possibilités d’extension du réseau neige sont peu importantes dans des budgets économiquement viables.

Le projet de « réalimentation en eau » de la réserve existante permettrait ainsi de doubler notre capacité de production tout en restant cohérent dans nos investissements. Ce projet qui devrait être réalisé en 2020 permettrait de sécuriser le bas du domaine et de garantir la ressource en eau de cette réserve de très petite taille (1200m3). Avec le réchauffement climatique on prévoit un renforcement de l’enneigement artificiel en dessous de l’altitude de 2000m pour garantir notre offre commerciale. Dans cette optique une extension du réseau neige sur la partie basse de la station serait indispensable (rajout d’une vingtaine d’enneigeurs). Cela garantirait l’enneigement de toute la zone débutant. Par ailleurs besoin de terrassement de certaines pistes, pour optimiser la conservation du manteau neigeux et mise en place de barrières à neige sur les parties en crêtes du domaine.

AXE 3 : HIVER / ETE : TRAVAILLER LA DIVERSIFICATION DU DOMAINE HIVER / ETE PAR UNE OFFRE LUDIQUE

Cet axe de diversification permettrait de proposer un nouveau panel d’activités à la clientèle de la station afin de continuer l’effort d’aménagement et de diversification déjà engagé (luge, piétons, ski de rando…) et de proposer une alternative ludique voire à sensations durant les deux saisons.

L’idée étant de caractériser la destination par la découverte de la montagne au travers de nouveaux espaces ludiques (luges, tyrolienne, VTT de descente…)

LE PROJET D’ASCENCEUR VALLEEN CAUTERETS – LUZ-ARDIDEN

Plus que jamais d’actualité…

Cette réflexion, menée depuis près de 10 ans, suivant une idée de près de 40 ans, a fortement progressé depuis juin 2018.

Ce projet est certainement l’un des derniers projets de rapprochement de stations de la chaîne Pyrénéenne ; il occasionne de nombreux débats dans de nombreux cercles, dont la Région Occitanie ; il est régulièrement la cible d’attaques et de campagnes de désinformation de la part de ses détracteurs ; aussi, il apparaît nécessaire d’en rappeler brièvement les contours avant de vous expliquer les derniers rebondissements de cette très longue aventure.

Depuis une dizaine d’années, le projet ne comprend plus qu’une unique ligne de télécabines, du même type que celles entre Cauterets et le Lys, reliant directement une gare de départ sur le théâtre de la Nature, au niveau de la gendarmerie, à une gare d’arrivée située sur les crêtes de l’Ardiden près de la gare d’arrivée du télésiège Aulian-Express. La remontée desservira simultanément les secteurs d’Aulian et du Béderet sur des pistes bleues accessibles au plus grand nombre.

Cette gare d’arrivée, située à 2100m d’altitude abritera un espace d’accueil et des services, dont un espace de restauration. Une des vocations de cette gare est, outre ses services marchands, d’offrir un volume de confinement, notamment en cas de mauvais temps ou de défaut de fonctionnement des remontées mécaniques.
Même si l’option avait été envisagée il y a plus de dix ans, l’arrêt sur le plateau du Lisey, avec un nouvel espace débutant, est aujourd’hui abandonné ; en effet, un dérangement lagopèdes était apparu lors de la première phase de l’étude environnementale ; de plus, le secteur abrite des zones de nidification et d’hibernation du grand tétras, une espèce protégée. Encore de nos jours, certains évoquent régulièrement cette première esquisse, source de confusion dans les esprits…

Au plan des paysages, cette télécabine est relativement bien intégrée sur le versant du Lisey, se fondant à basse altitude dans la forêt domaniale. Elle suivra cependant les croupes pour un ancrage de meilleure qualité.

Sur le plan économique, ce projet transformera nos stations, l’Ardiden et le Lys et le Pont d’Espagne, en une unique entité plus visible des marchés. La nouvelle offre proposera plus de 100 km de pistes de ski, un standard en terme de crédibilité pour les skieurs.         
Ensuite, le projet poursuit un objectif de mutualisation de ressources entre nos vallées : Cauterets propose quelques 25 000 lits touristiques mais ne peut accueillir plus de 10  000 skieurs sur le cirque du Lys et au Pont d’Espagne ; à l’inverse, la vallée de Luz ne dispose que de 15 000 lits touristiques au service de ses stations, Barèges-Tourmalet, Gavarnie et l’Ardiden dont la capacité totale est plus de deux fois supérieure ; ce sont des offres disproportionnées pour chaque vallée, mais, au final, si on arrive à les conjuguer, très complémentaires.
Ce volume de lits touristiques représente la première source de remplissages des stations de ski ; comme d’ailleurs de toute offre touristique.               
Il est donc aisé de comprendre le sens de ce projet de rapprochement, avec liaison physique entre Cauterets et l’Ardiden, un réel vecteur d’économie pour nos deux vallées, comme, d’ailleurs, pour le territoire des vallées des Gaves : tout en permettant aux stations de ski d’accueillir de nouveaux pratiquants, un objectif en phase avec leurs nouvelles contraintes économiques posées par nos partenaires, il offrira une meilleure commercialité à nos lits, et, par voie de conséquence, de meilleurs revenus pour les propriétaires et les territoires.

Sur un plan environnemental, le projet permet de développer une offre « station sans voiture », puisque les pistes des deux stations deviennent accessibles par cabine depuis le lieu d’hébergement.

Les élections municipales de 2014 ont désigné une majorité municipale Luzéenne opposée au projet ; elle était et est vraisemblablement encore aujourd’hui soutenue par notre opposition municipale. Depuis lors, toutes nos tentatives de négociations avec nos voisins, jusqu’en 2018, s’étaient soldées par l’échec.

La situation a cependant évolué depuis janvier 2018, avec, semble-t-il, les premières difficultés de la station de l’Ardiden : le redressement promis par les équipes Luzéennes lors des élections de 2014, se confrontait à des difficultés imprévues et, finalement, au refus des banques de poursuivre un accompagnement peu concluant…

Fin juin 2018, nous avons été contactés par la Sous-Préfète d’Argelès qui nous informait de la décision Luzéenne de donner une chance au projet de liaison Cauterets-Luz-Ardiden… notamment afin de convaincre une fois de plus les banques de les accompagner. Celles-ci attendaient un projet pour la fin d’année, et notre intérêt, versant Cauterets, était bien alors de conserver des partenariats présents et actifs autour d’un projet qui s’annonçait plus difficile que jamais : la situation de l’Ardiden s’était dégradée, le contexte économique et financier global était très tendu et sans doute s’agissait-il bien de notre dernière chance de voir le projet aboutir.         
Les délais très courts imposés par l’urgence, puisqu’il fallait avoir mis en place une coopération effective avant la fin 2018, ne nous laissaient guère que la possibilité de rejoindre un syndicat intercommunal commun, première étape, sans doute très éphémère, d’un projet sûrement plus complexe…

La Préfecture et la Direction des finances publiques nous ont accompagnés dans la définition de ce nouveau projet commun tout au long de l’automne 2018. Des délibérations ont conjointement été prises pour la création du « syndicat intercommunal des domaines skiables de Cauterets-Luz-Ardiden » (abrégé en SICLA) ; celui-ci bénéficiait de statuts très protecteurs pour les vallées, chacune n’étant financièrement et stratégiquement responsable que de sa station – Cauterets du Lys-Pont d’Espagne et la vallée de Luz de l’Ardiden – jusqu’à la création de la liaison physique Cauterets-Ardiden. Ensuite, la fusion n’intervenant qu’après la liaison physique Cauterets-Ardiden, nous nous engagerions dans une communauté de moyens les dettes historiques restant sous la responsabilité de chacun.

L’arrêté préfectoral créant le SICLA au 1er juin était finalement pris en décembre dernier. Comme promis, les banques ont de nouveau accompagné la station de l’Ardiden qui a pu normalement fonctionner l’hiver dernier.

L’association « Cauterets Devenir » soutenant l’opposition municipale a alors simultanément attaqué au tribunal administratif la délibération du conseil municipal et l’arrêté du Préfet. De plus, une demande de référé-suspension[1] était simultanément adressée au juge des référés pour chaque acte.

S’en suivit une suite d’épisodes judiciaires initiés par l’association Cauterets Devenir.

Finalement, la délibération du 27 juin 2019 est venue compléter la création du SICLA par l’adoption des statuts et règlement financier du syndicat très protecteur des droits de chaque vallée.

Les études UTN (Unité Touristique Nouvelle) sont maintenant terminées et le dossier déposé.La question de l’acquisition des terrains nécessaires à la réalisation du projet est également en voie de règlement. Le tout nouvel Établissement Public Foncier d’Occitanie est attendu pour nous en assurer le portage jusqu’au démarrage des travaux.


[1] Cette procédure judiciaire de « référé suspension » demande, dans l’attente des jugements sur le fond, « à suspendre l’exécution de l’acte attaqué, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ».        

DIVERSIFICATION DES ACTIVITES et amélioration de l’accueil sur le site DU PONT D’ESPAGNE

Par la richesse naturelle et culturelle de son site, le Pont d’Espagne est un élément essentiel à l’attractivité de la destination Cauterets. A forte vocation pastorale, il était autrefois un lieu de passage permettant les échanges de bétails et de marchandises avec l’Espagne toute proche. Devenu site touristique incontournable, il est malgré tout resté préservé grâce à son intégration au Parc national des Pyrénées lors de sa création en 1967. Dans les années 1990, une étape supplémentaire a été franchie dans la protection du site par la construction du bâtiment d’accueil du Puntas à l’extrémité sud du parking devenu alors payant. Cet aménagement, véritable porte d’entrée du site, a permis d’interdire la circulation automobile au-delà du Puntas en proposant divers services à destination des visiteurs tels que, accueil, information, toilettes, billetterie.

Cette démarche de préservation et de qualification a permis au site « Cauterets – Pont d’Espagne » d’intégrer le dispositif « Grands Sites Midi-Pyrénées » en 2009, devenu « Grands Sites Occitanie » en 2018, après la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Les aménagements et services payants proposés sur le site tout au long de l’année, ne permettent pas à l’exploitant des diverses installations, Espaces Cauterets en l’occurrence, d’atteindre l’équilibre financier essentiel à la pérennité du site jusqu’à ces dernières années.
Force est de constater la bonne croissance continue du site sur la dernière décennie, et, aujourd’hui les premiers équilibres d’exploitation.

Forts de ce constat et du potentiel du site, l’équipe municipale sortante et Espaces Cauterets ont engagé une réflexion sur une meilleure présentation des valeurs du site, une diversification des activités et un renouvellement de l’accueil au Pont d’Espagne ; Une ambition plausible serait de candidater au statut de Grand Site de France.

 Pour cela, plusieurs rencontres ont été organisées avec les différents acteurs impliqués sur le site que sont : 

  • La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)
  • L’Office National des Forêts (ONF)
  • Le Parc National de Pyrénées (PNP)
  • La Commission Syndicale de la Vallée de Saint-Savin (CSVSS)
  • Les accompagnateurs en montagne
  • HPTE, notre comité départemental du tourisme
  • la Région Occitanie

Ces rencontres ont permis de dresser un diagnostic des forces et faiblesses du site du Pont d’Espagne à l’heure actuelle et de définir des orientations d’évolution tenant compte des contraintes spécifiques à un site situé en zone cœur du Parc National, Grand Site Occitanie ambitionnant d’intégrer les Grands Sites de France.

Les orientations retenues en fonction de la saisonnalité du lieu (été, hiver, ailes de saison) et des types de clientèles le fréquentant ont permis la rédaction d’un cahier des charges en fonction d’objectifs retenus en termes d’accueil et d’animation du site. Ce cahier des charges va permettre le recrutement d’un bureau d’étude dont la mission sera de proposer diverses solutions dans l’organisation des lieux et des activités envisageables dans un site naturel remarquable et, cela, sans conflit d’usage.

PONT D’ESPAGNE : Bilan et perspectives

Les investissements réalisés sur le Pont d’Espagne sont majoritairement réalisés par la SEM du pont d’Espagne qui est la structure en charge de l’aménagement du site (bâtiment d’accueil, diversification, parking, route du site …).

Espaces Cauterets réalise les investissements d’ordre réglementaire sur les remontées mécaniques (Télésiège, télécabine et téléskis) et sur le domaine skiable : terrassements des pistes, aménagements ludiques …

Sur la période 2013 à 2019 les investissements (hors réglementaires et grandes visites) sont les suivants :

Aménagements portés par la SEM

  1. Réfection de la route d’accès interne au site la réfection des passerelles (utilisable par Espaces Cauterets, le Parc national et les commerçants du site, la commission Syndicale)
  2. 2019 Mise en place d’un nouveau système de caisse et barrières pour le parking (barrières, caisses automatiques) permettant de faciliter l’accès au site des clients avec reconnaissance des forfaits émis par le site du Pont ou du Lys ou d’autres sites partenaires (Pic du Midi…)
  3. 2019/2020 : lancement d’une étude par la Mairie de Cauterets sur la diversification des activités au pont d’Espagne. Cette étude vise à étudier les pistes d’aménagement afin de valoriser le site et de proposer une destination Pont d’Espagne enrichie.

Aménagements portés par Espaces Cauterets

  1. 2018 : Un système de contrôle des accès aux remontées mécaniques (Flaps télécabine et télésiège) permettant la reconnaissance des forfaits portés par les clients et la fluidité des accès entre le Lys et le Pont. Système utilisé aussi durant l’été.
  2. 2019: achat d’une dameuse nordique

Le site a connu une grande période d’aménagement en 1994 (parkings, télécabine…), doit aujourd’hui confirmer sa position de grand site d’Occitanie par un renouvellement de son offre particulièrement adaptée aux 4 saisons.

En effet l’offre du site est axée autour de la découverte « contemplative » des sites naturels (cascades, Lac de Gaube), par le biais des remontées mécaniques. Une valorisation de ce patrimoine et une mise en scène du site doit être envisagée afin de renouveler l’attractivité du site toute saison.

Depuis 1994, Espaces Cauterets paye annuellement :

  • Un loyer de 300 000 € à la SEM
  • Auquel s’ajoutent les grandes inspections annuelles de la télécabine du Puntas dont la SEM est propriétaire.

L’ensemble de ces loyers et frais pris en charge par Espaces Cauterets, devrait permettre à l’opérateur qu’est la SEM de pouvoir envisager un nouveau programme d’investissement permettant une réorientation du site, à court terme.

Pour l’avenir

Le site devrait se positionner comme site grand tourisme dont l’aménagement déjà existant devrait être conforté par des équipements doux, permettant à une clientèle urbaine et contemplative de mieux découvrir et consommer le site.

Les espaces d’attractivité devraient être mieux mis en scène (zone des cascades, lac de Gaube) et valorisés en proposant des lieux de découverte, interactifs et facilement accessibles.

Si la réglementation du Parc National peut constituer une contrainte forte, un aménagement innovant respectueux et valorisant l’environnement exceptionnel du site doit pouvoir être envisagé.

La SEM du Pont d’Espagne devrait être un opérateur de premier ordre sur cette seconde phase d’aménagement comme celle menée en 1994.

Un état des lieux de nos stations de montagne pyrénéennes ; une révolution culturelle du monde du tourisme…

Depuis la crise financière mondiale en 2008, les États se sont trouvés en position d’assainir leurs équilibres budgétaires et de réduire leurs endettements.

Ce contrôle des déficits publics a appelé les efforts de tous, dont les collectivités locales, qui, depuis quelques années, constatent des baisses des dotations de l’État dans des proportions souvent importantes. Cet effort sera sans doute poursuivi afin d’atténuer notre dette nationale et les risques qu’elle engendre pour nos économies.

Dans ce contexte, nombre d’entreprises publiques ont vu leurs fragiles équilibres remis en cause, alors que leurs collectivités de rattachement n’étaient plus en mesure d’honorer des engagements historiques. Au delà de ces cas particuliers, c’est bien l’économie de filières entières qui est remise en cause ; et parmi celles-ci, les stations de ski Pyrénéennes, aux actifs imposants, figurent en bonne place.

Nos stations Pyrénéennes présentent certaines caractéristiques qui leur sont communes :

  • un parc d’hébergement présentant des faiblesses ; les logements touristiques et l’hôtellerie ne correspondent souvent plus aux attentes des visiteurs.
  • Les remontées mécaniques des stations de ski sont vieillissantes, contrairement au parc des stations andorranes ou espagnoles, nos voisines et concurrentes.
  • Leurs domaines skiables sont morcelés.

Elles bénéficient cependant d’atouts indéniables :

  • les activités proposées annoncent l’ère de la diversification : le bien-être est un maître-mot des stations : thermo ludisme, après-ski…
  • et les Pyrénées jouissent d’une grande notoriété : naturalité, simplicité et valeurs fortes.

En conclusion, nos 25 stations pyrénéennes ont globalement connu une baisse de fréquentation de près de 10 % sur les dix dernières années. Elles affichent de nombreuses faiblesses et peu de diversification, tant en ce qui concerne les activités que la saisonnalité…
Notons enfin que les 7 plus grosses stations pèsent 73 % du chiffre d’affaire des stations de la chaîne Française.

Nos 22 stations thermales d’Occitanie cumulent environ 2 millions de journées thermales pour 6 millions de nuitées. Elles ont entamé un très important travail de diversification, proposant des établissements thermo ludiques et de bien-être.

Les territoires évoluent. Les attentes habituelles de nos visiteurs, dont le ressourcement, le repos et la rencontre, aujourd’hui conjuguées au changement climatique et aux nouveaux modèles et usages sociaux nous ouvrent de nouvelles opportunités.Les évolutions de nos sociétés, chaque jour plus urbaines, souvent au sein de mégalopoles,  d’un rapport à l’espace et à la nature éloigné et à la proportion de foyers monoparentaux plus importante, induisent aujourd’hui un très fort besoin de rupture et une quête de valeurs et de racines.

Cette année 2020, notre planète accueillera plus de 1,5 milliards de touristes, dont 90 millions en France. En France, l’économie générée représente déjà plus de 7 % du revenu national.

Nos territoires font actuellement face à de forts enjeux pour leur avenir dont le rajeunissement de clientèles de plus en plus internationales dans un contexte de réchauffement climatique.
Ces points imposent de repenser nos modèles et nos offres, notamment sur les quatre champs suivants :

  • la qualité de nos hébergements,
  • la sécurisation de nos offres touristiques, dont le ski,
  • la modernisation des équipements, notamment des espaces publics,
  • la différenciation des activités, pour que nos destinations soient complémentaires avant d’être concurrentes.

Nos domaines skiables doivent donc mieux se positionner, moderniser leurs installations, conforter leurs ressources, dont leurs enneigements, moderniser leurs modes de commercialisation, intelligence artificielle ou paiement à l’utilisation, et privilégier la gestion environnementale, une attente unanime des pratiquants ! Les collectivités doivent améliorer les déplacements, de l’aéroport, de la gare, depuis les villes ou les autres provenances, et la mobilité sur le territoire pour les populations hébergées, permanentes, saisonnières ou touristiques.
Les activités et services proposés doivent être plus variés et « toutes saisons » : pistes de ski ludiques, thermo ludisme, bien-être, cyclo, rando, itinérance, gastronomie… les hébergements doivent se diversifier, se renouveler, monter en gamme, élargir le spectre de leurs clientèles… notre promotion et nos mises en marché se fonderont sur la marque « Pyrénées », évitant les concurrences internes et privilégiant les moyens digitaux.

La gouvernance et l’organisation de nos stations doivent évoluer : elles sont actuellement trop locales et relèvent de principes institutionnels et administratifs. Leur économie est tendue et souvent critique.

Les départements des Pyrénées se sont donc attachés à leur venir en aide tout au long de ces derniers mois pour offrir de meilleures garanties à leurs créanciers. Ainsi, des initiatives locales sont nées, telles la SAVASEM et la gestion déléguée des stations ariègeoises, l’EPSA et la gestion départementalisée des stations des Pyrénées-Atlantiques, la SAEM N’Py et les services communs des stations actionnaires, ou la toute récente faîtière des Pyrénées-Orientales.

Sur les Hautes-Pyrénées, qui héberge un grand nombre de stations, certaines de belle dimension, mais pour la plupart en difficulté, aucune solution n’est proposée par manque de moyen. Beaucoup sont en situation précaire, une situation aggravée par les résultats de la dernière saison. Seules Piau-Engaly et Cauterets en sortent sans grand dommage.

En fin 2018, notre département et la communauté N’Py décidaient conjointement du lancement d’une étude chargée d’imaginer des solutions. Elle fut confiée à la Compagnie des Alpes qui a rendu ses conclusions cet été.

Parallèlement,  la région Occitanie menait également une réflexion confiée à deux spécialistes bien connus du milieu, Protourisme et Dianeige. Mme Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, nous a présenté fin juin dernier les premières grandes lignes de son « plan montagne » en faveur des stations de montagne :

  • la création d’une agence « Pyrénées » englobant la Confédération Pyrénéenne du Tourisme, l’association fédérant les stations Pyrénéennes, l’ADEPFO, un organisme de formation, et le CIDAP, une association œuvrant pour la réduction de la fracture numérique sur la chaîne.Cette nouvelle agence sera chargée de la marque « Pyrénées », de l’animation du « réseau Pyrénéen » et des divers observatoires. Outre les partenaires historiques, dont les Régions Pyrénéennes et les stations de ski fondatrices de la Confédération Pyrénéenne du Tourisme, nous y trouverons désormais également l’État et les départements de la chaîne.
  • La « compagnie des Nouvelles Pyrénées » est appelée à devenir un nouvel opérateur à l’échelle du massif pyrénéen, constitué en société à capital majoritairement publique, chargé d’abonder le capital des stations désormais gérées par des sociétés (SAS -société par actions simplifiée-, SEM -société d’économie mixte- ou SEMOP -société d’économie mixte à opération unique-) dont les actionnaires majoritaires, et donc décisionnaires, resteront cependant les collectivités historiques des domaines skiables.
    Cette compagnie des Pyrénées est capitalisée par la Banque des Territoires (ou Caisse des Dépôts) à hauteur de 30%, la Région Occitanie à 30%, des collectivités historiques pour 30%, d’autres partenaires (principalement des banques dont la banque des Territoires, le Crédit Agricole ou la caisse d’épargne, certaines stations ou EDF) pour 10%.

La compagnie des Pyrénées est dotée de filiales : 

Une SAS « participations », elle-même capitalisée, outre par la compagnie des Pyrénées, par la banque des Territoires et la région Occitanie. Sa mission est une prise de participation dans les sociétés délégataires de l’exploitation des stations aux côté des collectivités délégantes, gestionnaires historiques des stations de ski et de montagne. Ce montage permettra donc aux Régions, à la Caisse des dépôts et aux banques traditionnelles de prendre indirectement part au capital des stations. Le taux de participation permettra la constitution d’un capital de l’ordre de 20 à 30 % des investissements contractuellement prévus. Ce montage laisse cependant la gouvernance des stations aux collectivités historiques.

Une filiale « commercialisation », détentrice de la marque Nouvelle Pyrénées, et également chargée de déployer de nouveaux services en stations. 
Dans un très proche avenir une filiale « SAS Foncière » chargée d’adapter l’offre d’hébergements touristiques dans les stations où cela est nécessaire.
Le schéma suivant donne une vue de la nouvelle organisation et des participations. Notons que la région Nouvelle-Aquitaine et que les départements de la chaîne Pyrénéenne sont prochainement attendus aux côtés de l’Occitanie.

L’objectif du montage est de redonner aux stations la capacité d’investir qui leur fait tant défaut aujourd’hui et de redonner confiance aux banques, des partenaires très attendus en soutien des projets.

  • La mise à disposition des stations d’un fonds d’intervention tourisme abondé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour les deux prochaines années et dotée de 120 M€. Ce fonds prêtera en « second rang » aux stations, en complément des prêts traditionnels des banques de détail et des subventions abondées par les partenaires. Ces prêts pourront représenter de 25 à 40% des montants de projets.
    Ces prêts sont dits « subordonnés », c’est à dire appelables après les prêts traditionnels en cas de défaillance de l’emprunteur. Ils constituent donc une garantie supplémentaire pour les banques traditionnelles.
  • La mise en place d’une « foncière » chargée de dynamiser le secteur de l’hébergement touristique.
    En effet, la remise en marché des nombreux logements touristiques, qui ne correspondent plus aux standards actuels des marchés touristiques, appelle beaucoup d’efforts, notamment financiers, pour leurs propriétaires. La foncière pourra les accompagner lors de la remise aux normes du parc.

De plus, certaines filières ne répondent plus aux attentes. Notre hôtellerie répond parfaitement aux besoins du marché en 2 ou 3 étoiles. Nous constatons cependant que certaines clientèles recherchent aujourd’hui une offre correspondant au standards 4, voire 5 étoiles ; que nous ne répondons pas aux jeunes urbains qui attendent plutôt une offre de type « auberge de jeunesse », et que les hébergements innovants, par exemple des cabanes dans les arbres, répondent à une demande grandissante.
Par ailleurs, les communes ou communautés de communes touristiques ont l’obligation d’héberger les travailleurs saisonniers. C’est une récente obligation de la loi que la foncière pourra accompagner.

  • Les refuges seront pris en compte au travers d’un fonds « refuges » qui apportera des subventions régionales aux porteurs de projets.
  • Enfin, le thermalisme ne sera pas en reste. Outre les « PASS » qui permettent déjà aux stations thermales de bénéficier d’une participation régionale aux études, un « Contrat de Développement et Innovation » leur sera proposé pour soutenir l’investissement des stations, en lien avec le fonds d’intervention tourisme.
    Un réseau de développeurs thermaux sera aussi constitué, comme cela avait déjà été réalisé pour les stations de ski il y a quelques années !

L’ensemble de ces mesures a été voté par le conseil régional en début juillet dernier, et les toutes premières stations, dont le Tourmalet près de chez nous, sont actuellement en cours de délégation à une société.

AVENIR DE LA MAISON MÉDICALE

Depuis 1996, la maison médicale installée avenue du Général Leclerc regroupe des professionnels de santé, aujourd’hui une douzaine ; ils assurent l’accès aux soins des habitants et des nombreux visiteurs de notre vallée de façon quasi-permanente.

Anticipant leur prochain départ à la retraite, deux médecins généralistes présents se sont mis en quête de successeurs depuis de nombreux mois.

Cette recherche s’est avérée difficile malgré les nombreux efforts déployés, maîtrise de stage de fins d’études, annonces …

Ils se sont donc rapprochés de la Mairie afin que nous les accompagnions et unissions nos efforts.

Il faut savoir que la profession médicale, comme de nombreuses autres de nos jours, a fortement évolué ces dernières années. Les médecins nouvellement diplômés, souvent féminins, privilégient désormais leurs conditions de vie et d’exercice ; ils recherchent plutôt un travail en groupe pluridisciplinaire, détaché de toute propriété notamment immobilière, par souci de liberté, et de bonnes capacités d’adaptation et d’accompagnement de leur entourage professionnel. Le salariat semble également gagner en notoriété.

Le concept de Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) a été créé pour proposer un cadre plus attrayant ; il offre un cadre de travail en équipe pluridisciplinaire, rassurant et riche ; il l’a été également, pour accompagner l’« hospitalisation à domicile », garante de la proximité des soins à domicile… et de meilleures performances financières pour nos caisses d’assurance maladie…

Les médecins ont donc entamé en 2018 les démarches pour obtenir cette labellisation de l’ARS (Agence Régionale de Santé) qu’ils ont obtenu en avril dernier.

De façon parallèle, la Mairie a décidé de se porter acquéreur de l’ensemble des actifs de la maison de santé. Une délibération du conseil municipal en juin dernier a officialisé cette décision. Il est entendu que la Mairie organisera désormais le service médical, et, en contrepartie, percevra des loyers qui équilibreront les dépenses à sa charge sur la durée.

Nous avons donc fait évaluer les locaux du cabinet médical par « France Domaine », un service de la Direction des Finances Publiques ; c’est une formalité obligatoire pour les collectivités dans ce contexte. Celui-ci a fixé un prix maximal d’achat des locaux à 364 000 €. Après quelques hésitations, les médecins ont finalement accepté cette offre. 

À ce prix, nous devrons ajouter le mobilier et quelques travaux de rénovation et d’adaptation aux nouvelles fonctions. L’opération totale devrait se solder à près de 600 000 €. Le contenu des travaux à réaliser est en cours d’élaboration. Un plan de financement comprenant des participations financières du département, de la région, de l’État, de l’Europe et de l’ARS a permis l’achat des locaux en janvier 2020.

Les premières heures de la Maison de Santé sont accompagnées par un « coordinateur », une solution retenue par les professionnels de santé sur proposition de l’Agence de Santé ; cet arbitrage est vraiment nécessaire tant le fonctionnement de ce secteur d’activité est étranger à la Mairie. La rétribution de cet accompagnement est assurée par l’Agence de Santé.

La question de la continuité des soins est désormais abordée de front par médecins, coordinateur et élus. Chacun active ses réseaux et nous avons quelques contacts avec des médecins potentiellement intéressés. Pour l’heure, un médecin s’est contractuellement engagé à rejoindre la maison de santé cette année. Son conjoint, également médecin, pourrait suivre. Nous espérons que ce travail nous permettra d’assurer la continuité des soins sur le village.