LA CRISE ÉCONOMIQUE…

La sortie du confinement sanitaire nous plonge dans l’incertitude de l’après-confinement.

Au 11 mai, l’arrêt brutal de l’économie avait déjà amputé notre produit intérieur brut national annuel de quelques 6 %; la reprise progressive d’activité et les difficultés liées au respect des mesures sanitaires pourraient bien se solder par une baisse de plus de 8 % sur l’année, selon les prévisions…. Soit une contraction de l’économie nationale de plus de 150 Mds € ! La baisse de revenus induite en 2020 est vertigineuse, de plus de 2 000 € pour chacun des quelques 65 millions d’habitants de notre pays, compris les enfants et les vieillards !

Des mesures d’accompagnement exceptionnelles, par leur nature et les coûts, ont déjà été engagées par l’État : chômage partiel, soutien aux entreprises et ménages, revalorisation de certaines catégories de fonctionnaires… D’autres suivront l’augmentation inévitable du nombre des chômeurs, des fermetures d’entreprises, et des assistances aux personnes.
Dans le même temps, dès cette année, les recettes de l’État se trouveront sérieusement contractées par un déficit de recettes fiscales consécutives à la récession.
Jusqu’au 15 mars dernier, les économistes considéraient que seules les guerres pouvaient justifier des déséquilibres budgétaires des États ; nécessitant le recours massif à l’emprunt et, corrélativement, un accroissement de leur endettement sans rapport avec leur production nationale ; bien évidemment, au prix d’une dette à régler dans le futur. Nous avons désormais appris que les épidémies pouvaient également relever de ces exceptions…

La France ne s’est pas totalement remise de la crise financière de 2008. La politique monétaire menée par la BCE depuis le début de la décennie a permis de maintenir l’inflation à sa cible et de contenir les taux d’intérêt ; avec pour objectif le soutien de la demande et de la consommation. Mais notre pays peine à stabiliser son endettement à 100 % du pib, alors que l’objectif était de 60 % selon le pacte de stabilité et de croissance européen; ce que d’autres ont pourtant réussi, telle l’Allemagne ou les pays du nord européen ; la conséquence est que nous sommes soumis au risque de perte de confiance des marchés financiers et de l’insoutenabilité du coût de nos dettes.
Nous devons donc nous attendre à des difficultés de relance par les seules politiques budgétaires de l’État, dont les baisses de fiscalité, les programmes d’investissement, l’augmentation des dépenses de l’État… L’Europe, et la solidarité communautaire, sont attendus… mais le plan Macron-Merkel, qui porte sur 500 Mds € des 2 000 Mds € nécessaires , n’est toujours pas adopté !

L’ampleur de la crise se double donc désormais d’un manque de moyens pour réagir et redémarrer.

Nos concitoyens boudent la consommation. Sans doute, quelques consciences plus responsables se sont-elles révélées pendant le confinement. Mais cette tendance pourrait surtout être l’expression d’un manque de visibilité et de confiance dans l’avenir ; comme en témoigne la tendance à l’épargne de nos concitoyens.

Nous avons bien conscience des mesures prises tout au long de ces dernières semaines : les revenus, les emplois et les entreprises ont été préservés. Aujourd’hui, chacun s’active à « redémarrer » son activité, mais, trop souvent, avec une productivité amoindrie, protocoles sanitaires obligent.

Dans un contexte de consommation atone et d’entreprises en panne, nos collectivités peuvent donc s’attendre à devoir soutenir simultanément producteurs et demande, et vraisemblablement sur un terme assez long !

Les électeurs devront s’assurer que les projets portés par la prochaine équipe municipale démontrent une utilité pour la relance de l’économie ; ces projets doivent afficher des objectifs de développement raisonnables et crédibles. Et les projets mutualisés, entre vallées par exemple, bénéficieront sans doute d’un réel avantage concurrentiel.

C’est bien à ce prix que nous pourrons tenter de préserver notre économie touristique source de tant de nos revenus ; les politiques proposées par notre liste et nos projets s’inscrivent pleinement dans ces exigences ; nos prochaines publications s’attacheront à le démontrer.
Cauterets et nos vallées peuvent compter sur leurs nombreux atouts pour passer ce moment de crise, parc de résidences touristiques, entreprises et acteurs publics sains, acteurs déterminés…

Offrons-leur des politiques adaptées !

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